Après avoir réinterprété Olympia, Deborah De Robertis devient la réincarnation d’une Mona Lisa inattendue et contemporaine. L’artiste italo-franco-luxembourgeoise, notamment connue pour avoir montré son sexe devant L’Origine du monde de Courbet, vous invite au lancement de MA CHATTE MON ©, sa dernière œuvre audiovisuelle où elle dévoilera les images inédites de sa performance devant La Joconde.

– Vous pensez avoir tout vu ?

– Il n’en est rien !

Ce rendez-vous inédit sera l’occasion de faire découvrir les coulisses du travail de l’artiste, faisant ainsi le point sur sa démarche féministe parfois incomprise, qui lui a valu un procès et de nombreux démêlés avec la justice.

De modèle à auteure

«  La nudité du modèle m’habille, c’est une planque pour observer le monde »

MA CHATTE MON © est la première réalisation audiovisuelle que Deborah De Robertis dévoile au grand public. L’artiste ajoutera désormais à ses performances des productions audiovisuelles, imposant ainsi son esthétique.

Ma chatte, ma règle de droit

« Ouvrir mon sexe c’est ouvrir un nouvel espace de liberté »

 Cette performance a pour but de faire cesser l’ambiguïté liée aux questions juridiques sur l’exhibition sexuelle pour nous amener à réfléchir au delà. Qui crée l’image ? Le modèle ou l’artiste ? Deborah De Robertis incarne les deux à la fois : elle sort le modèle féminin du cadre et l’impose comme auteure. Et si le copyright revenait au modèle ? C’est la question que pose l’artiste avec son slogan MA CHATTE MON ©.

De la Renaissance à Deborah

 «Plus radical qu’ouvrir mon sexe, le geste que je fais est celui d’interpeller l’histoire de l’art »

 En se mettant à nu, c’est la tradition du modèle et de l’artiste que Deborah De Robertis renverse. Cette vidéo est le fruit d’un featuring avec la rappeuse Mac Manu, le rappeur Yaway, la violoniste Maria Poljanic et Aurore Le Duc des supporters des galeries. L’artiste défie les grands maîtres en explosant les formats institutionnalisés et les frontières entre les cultures. 

 Un plaidoyer pour l’égalité

 « Les hommes sont mes muses. C’est cela aussi l’inversion des rapports de pouvoir.»

 Des actes forts pour une volonté : celle de renverser les rapports de force. Qu’il s’agisse des déséquilibres entre les femmes et les hommes ou de la toute puissance des institutions. “Plagier” l’artiste Alberto Sorbelli qui a exposé ses fesses devant La Joconde en 1997, est un geste d’émancipation.

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