img_5001

Version 3

Atmosphère, le souffle

 

Ainsi bégayais-je zéro

du fond de ma chambre

j’écrivais des heures comme

un maniaque, un fou et quand

je cherche à voir il

n’y a  que mes yeux fiévrieux

 

Et je sais que tandis que

mon corps est balloté dans la voiture

brûle un feu au bord de la route

la fumée noire s’élève

 

Et quand cette fumée noire

emplira l’atmosphère

je serai partout

 

Et si le zéro est silence

et le silence infinement muet

et ce silence infini me

pénètre et m’expire

 

Je deviens lumière

 

Je m’élève au-dessus comme

saisie par les épaules

et je flotte dans l’air

et je sens le souffle sur mon visage

et je garde les yeux grands ouverts

 

Et je vois le monde

et je crie aaaaaaaa

aaaaaaaaaaaaaa aaaaaaaaaaaaaaa

aaaaaaaaaa!

Advertisements